Skip to content

Moneta coquelicot

Ces temps-ci, je me surprends à moutonner et à réaliser des vêtements vus et revus dans le petit monde de la couture en ligne.

Tant pis, car comme je ne sais plus qui le disait, la sensation de moutonnage est due au fait que toutes les couturières fréquentent les mêmes « cafés virtuels » et s’influencent mutuellement. Cela reste véritablement à l’état de sensation car je n’ai encore jamais croisé quelqu’un portant un vêtement fait main issu d’un patron récent dans la rue. Donc finalement ce qu’on coud reste somme toute assez unique.

Bref, comme déjà quelques unes du petit monde couturesque, j’ai moi aussi réalisé la Moneta de Colette Patterns, grâce à ma super voisine qui m’a prêté le patron.

Robe Moneta rouge-6
Et oui, je suis littéralement assise dans les douves !

Assemblage 90 % surjeteuse, j’ai rencontré quelques problèmes :

  • Ann fait du S et m’a prêté sa robe pour tester la taille : un poil trop étroite, j’ai donc choisi de tailler du M.
  • Erreur : comme avec ma Peony, mon seul autre patron Colette, j’ai dû tout retailler car ça baillait beaucoup sous les emmanchures. Donc allons-y que je ratiboise sous les aisselles pour tenter de réajuster. Ouf, je m’en sors à peu près correctement sans massacrer ce que j’avais déjà fait.
  • Puis vient le moment crucial de la pose de l’élastique pour faire froncer la jupe. Il est plus de 21h, et je n’ai plus grand chose dans le stock (note : racheter des lots d’élastiques). Je réussis à trouver un bout d’élastique blanc potable d’une longueur correcte, et crie victoire. Comme c’est possible de faire ça à la surjeteuse, je me lance. Et ça marche pas trop mal, je suis plutôt fière de moi, pour une première fois. Colette conseille l’élastique transparent mais je n’ai jamais eu de cette rareté chez moi. Et celui de la mercerie est trop large. Quand à Mondial Tissus, ils n’en ont pas.
  • Ensuite j’assemble le corsage avec la jupe, tout en me disant que je trouve cette dernière pas suffisamment froncée. Je suis obligée de tirer un peu sur le corsage pour l’assemblage, ça me paraît louche mais je me dis que le poids de la matière va rectifier le tir, une fois la robe portée. En effet, il y a un peu de ça, mais hélas, mon plan ne fonctionne pas complètement : deux « gondoles » se forment pile sur le ventre. Horreur. Et la ligne de taille est à peine basse par rapport à ma taille naturelle. Et les poches, quoique bien posées, ne rendent pas très bien car elles alourdissent les coutures des côtés de la jupe et c’est vilain.
  • Qu’à cela ne tienne, je coupe au ras du surjet d’assemblage et je recommence, deux jours plus tard. Cette fois je n’utilise pas les recommandations de Colette pour la longueur d’élastique, je mesure directement sur moi, en rajoutant 1,5 cm pour l’aisance et l’assemblage de l’élastique. Et re-ouf, ça marche mieux.
  • Pour éviter des embêtements, je décide d’assembler jupe et corsage à la machine. Ça me convient mieux car je peux laisser les épingles. Peut-être que je devrais investir dans les pinces Clover ? Maybe.
  • Alléluia, je peux finir mon ourlet à l’aiguille double juste à temps pour sortir sous le beau soleil et me promener avec homme et enfant !

 

Robe Moneta rouge
Où on voit l’ourlet pas encore repassé…
Robe Moneta rouge-7
En mode champêtre ?
Robe Moneta rouge-4
Col de la version 1, de dos (oui oui, ces temps-ci mon repassage laisse à désirer)
Robe Moneta rouge-5
Col de la version 1, de devant.

Je vais être sévère avec ma Moneta, j’aime la couleur, le jersey c’est confortable, je trouve mes retouches à la ouanegaine pas trop nulles, mais je trouve qu’elle me grossit un peu…

Coût du projet : 2m50 de jersey MT pour 25 € environ, environ 30 cts d’élastique. Fil du stock. Patron prêté donc gratuit. Soit un total de 26 €, en gros. Pour le prix d’un T-shirt correct, j’ai une robe qui sera fort pratique à mettre dans la valise des vacances…

Robe Moneta rouge-13
En bonus, je fais guide touristique… (qui a osé dire que dans l’Est il fait tout le temps moche ?)
Published inCoutureCouture pour moi

Be First to Comment

  1. Moi je trouve que ce joli rouge te va très bien !!! Et j’aime beaucoup cette version …

    • Merci Sandrine ! Dis je profite de l’opportunité… J’ai vu ta Datura en lin (très chouette), et j’ai un coupon de lin vert qui ne demande qu’à être transformé en Datura : en 1 m ça rentre ? (tant pis si je dois faire une doublure en coton)

  2. Oooh une couseuse de l’est. Je pense que c’est Belfort… la porte de Brisach pour être plus précise! 😉
    Très jolie moneta. Moi je ne trouve as qu’elle te grossit.

    • Eh oui, tu as bien reconnu la porte de Brisach… 😀
      Plus je me regarde sur les photos (SOS Narcisse sors de ce corps !), plus je me dis que les bras nus ça ne me réussit pas forcément des masses…

      • Nathalie Nathalie

        Je me disais bien que la couturière devait être de l’Est à cause des photos des toits que l’ont voit lorsque les photos sont prises en intérieur près de la fenêtre …. Ca a l’air bête, mais ça rappelait Strasbourg où j’ai habité quelques années ….

  3. hé hé tu n’es pas la seule à moutonner il faut que j’écrive mon post sur ma Moneta justement! L’impression qu’elle grossit est due aux fronces, je me suis fait la même réflexion aujourd’hui, en tous cas elle te va très bien dans ce joli rouge!

    • Merci Marisa ! En effet le rouge est très sympa. Je ne pense pas réitérer avec une robe en jersey froncée à la taille… Il faudrait trouver le modèle parfait-qui-ne-grossit-pas-mais-qui-reste-confortable. Tu veux pas nous concocter un petit patron ?

      • c’est pour ça que je porte principalement des robes droites, avec une ceinture 🙂 pour ma part je vais peut être la recoudre en noir, je pense que le rendu peut être complètement différent

        • J’y ai pensé aussi, au noir, et je me suis dit que ça ferait très austère, surtout pour une robe d’été. Mais pourquoi pas dans la version demi-saison avec les manches 3/4… on verra à l’automne si je suis plus inspirée ! 😀

          • Tu me crois si je te dis que ma version est noire et avec manches trois quart?!?

  4. Elle te va bien, je trouve, et j’adore la couleur!
    C’est marrant, c’est justement le projet mouton (enfin un parmi tant d’autres) que j’ai à cette minute sous le pied presseur de ma machine! Par contre, j’ai encore un peu peur pour assembler à la surjeteuse.
    J’aime bien aussi ce que tu dis sur les moutons, parce que, aujourd’hui, je portais ma belladone et je me faisais la réflexion que si, sur le net, cette robe est archi vue, dans la rue, elle reste unique. En fait, j’aimerais, même tomber sur une fille qui en porte une (ou un autre patron connu), ça permettrait sûrement d’engager la conversation!

    • Merci chloeti ! J’avoue que la couture à la surjeteuse, c’est rapide et solide, mais c’est carrément l’angoisse… Si je me débrouille plutôt honorablement avec Ingrid, avec (tiens au fait, comment est-ce que je vais l’appeler celle-là ?) la surjeteuse c’est stressant : j’ai toujours la trouille de trop couper avec le couteau…
      J’espère qu’aucun tordu ne t’as observé les finitions, avec ta Belladone ! 😛

  5. Nathalie Nathalie

    L’encolure est très belle et la couleur est lumineuse. Quant au jersey, c’est effectivement très confortable, mais pas toujours facile à coudre ou pour faire de belles finitions. Quant à l’effet grossissant, …. je suis dubitative!! Je pense que cette impression est liée à la coupe à la taille+les fronces+la longueur sous le genou …

    • Merci Nathalie ! J »avoue que je ne me suis pas tellement posée la question de l’ourlet : je n’ai recoupé par rapport à la longueur originale du patron, j’aurais peut-être dû !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.