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Un petit air de déjà-vu

Lorsque j’ai fait la tunique pour ma sœur, j’ai commandé 1m de tissu supplémentaire et du lainage rouge pour me lancer dans la réalisation d’un manteau pour ma fille.

J’avais repéré le modèle des Intemporels pour Bébés (une vraie mine ce bouquin, j’ai presque fait tous les vêtements !), qui me paraissait suffisamment simple pour débuter avec ce type de projet. J’ai lorgné sur le tutoriel de http://carlieandme.wordpress.com/ pour ajouter un col plat (le lien pour le tuto est à droite), mais je me suis dit qu’il fallait éviter de se compliquer inutilement la vie pour une première fois.

ET J’AI BIEN FAIT !

Manteau et trousse-5

Je suis super-fière du résultat mais j’y ai passé la journée car il a fallu que je démonte moult fois le travail… (attention, long story bro !)

J’ai commencé par suivre les explications de je ne sais plus quel tuto qu’on trouve en .pdf sur la toile, mais horreur, il fallait monter les manches « à l’ancienne ». Après deux tentatives de faufilage pas très concluantes, j’ai fini par tout défaire et monter les manches de façon plus moderne (c’est-à-dire en cousant en une seule fois en partant du poignet pour arriver en bas du buste, pour les non-initiés). En faisant bien attention à respecter scrupuleusement les marges de couture prévues, c’était beaucoup mieux et beaucoup plus simple. Bref, une matinée de boulot pour rien, ça m’aurait pris 45 minutes de faire comme ça dès le départ et je n’aurais pas rangé la table de la salle à manger à 22h bien passées [soupir].

Bref, une fois les deux parties cousues  séparément (doublure et manteau proprement dit), ça avait déjà l’air de quelque chose de bien sympa.

Seulement, j’aime m’enquiquiner (mon petit côté maso certainement). Au lieu de coudre mon petit « fait maison » en étiquette tissée comme celles qu’on avait en allant en colonies de vacances, je me suis dit « Cécile, ma vieille, cette mini -étiquette va avoir l’air toute esseulée dans cette immense doublure. Et si tu brodais ta ‘marque’ cette fois ? »

Et voilà que j’écris assez gros au feutre effaçable en cursives-de-maîtresse sur la doublure. Pour aller plus vite et « écrire » plus épais, j’ai fait un point de chaînette à deux fils rouge foncé. Je n’avais pas fait de point de chaînette depuis des lustres, mais je m’en rappelle très bien, puisque c’est la toute première chose que j’ai su faire avec des fils, je me souviens encore avoir appris à le faire en grande section de maternelle, sur un tablier, rayé rose avec un énorme pot de fleurs à faire pâlir Van Gogh brodé par mes soins. [minute madeleine de Proust off]. Ce que je n’avais pas prévu, c’est qu’il fallait retrouver le tambour à broder dans le souk, tendre le tissu, se piquer, pester, terminer (c’est long « fait maison » en fait, surtout quand on a la fâcheuse tendance à faire des points minuscules !).

Bref, une fois fini tout ça, je n’avais plus « qu’à » assembler les deux parties. Et c’est là qu’arrive la deuxième erreur fatale de la journée : idiote que je suis, j’ai mis la doublure et le manteau endroit contre endroit, repassé, bâti, et j’ai tout piqué bien soigneusement : les manches, le col et le devant, le bas… Je commence à retourner par l’emplacement prévu à cet effet dans la doublure (alléluia, j’y avais pensé, quand même !) et là catastrophe, les manches ne vont pas du tout puisque j’avais oublié de les mettre vers l’intérieur pour piquer. Résultat, j’ai fait ma fainéante et j’ai décidé que les manches ne seraient cousues que par la surpiqûre, na. Et je vais retourner à l’école pour faire de la géométrie dans l’espace, je crois !

Je dégaine le découd-vite, râle encore une bonne fois (ça ne sert à rien mais ça soulage), bâtis les manches pour faire la surpiqûre la plus soignée possible, ce qui n’est pas aisé étant donné que le 2 ans, ça ne rentre pas dans le bras libre de la machine et pique enfin.

Une bonne séance de repassage (je suis archi-maniaque de la couture bien écrasée) et quelques dizaines d’épingles plus tard (aïe ça pique !), les surpiqûres sont finies. Il est environ 19h mais j’ai décidé que je finirai aujourd’hui, puisqu’il ne me reste plus que deux misérables boutonnières et deux boutons à coudre. J’ai en prêt-à-durée-indéterminée (merci maman !) une super MAC-bécane avec boutonnière automatique-de-la-mort-qui-tue-et-que-même-que-c’est-un-plaisir-de-faire-une-boutonnière-avec. Avant d’oser toucher mon beau manteau, je fais un essai sur une chute, qui marche impeccable. Je vérifie trois fois chaque marque et je lance la bête. Horreur, ça a patiné à cause du poids de l’ouvrage et je galère pendant une bonne demie-heure à défaire les micro-points (j’avais choisi la boutonnière renforcée pour tissu épais). La doublure est pleine de petits trous et très franchement, je suis à deux doigts soit de pleurer, soit de tout balancer par la fenêtre.

Un dîner vite fait et une part de galette plus tard, ça va déjà beaucoup mieux (mon gentil mari a triché et m’a mis la fève, ça a peut-être aidé). La boutonnière ratée est défaite, le tissu a un peu retrouvé de sa fière allure après quelques coups de fer et j’ai réussi à faire les deux boutonnières sans faire de bêtise.

Et tadaa, voilà le travail !

Manteau et trousse-9

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Manteau et trousse-18

Manteau en lainage rouge carmin (laine 55% polyester 45%, très belle qualité -33.60 €/m tout de même !-) et doublure coton, le tout Ma Petite Mercerie.

Patron issu des « Intemporels pour Bébés », sans la poche, en taille 2 ans. Le mannequin est trop jeune (10 mois actuellement) pour défiler, il faudra se contenter du cintre. Il paraît que le modèle taille grand, je ne sais donc pas si ce sera pour l’hiver prochain ou pour celui d’après (je me suis lancé le défi un peu fou de coudre myself  tous ses vêtements pour l’hiver 2014-2015, autant commencer tôt).

Boutons cœurs en véritable bois d’arbre de la mercerie de mon quartier.

Ne manque plus que le bonnet, l’écharpe et les moufles assorties et ce sera parfait : mais, ça, c’est le boulot de mamie-tricot.

Et comme il me restait du lainage, de la doublure et une fermeture-éclair qui traînait, je me suis fait une trousse assortie et un protège-cahier pour mon agenda (il faut savoir se faire plaisir !). En bonus : zéro chute à ajouter à ma collection, et ça c’est chouette.

Manteau et trousse-15

Published inCoutureCouture pour elles

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  1. Papa Papa

    Le manteau c’est super, mais voir Clémence le porter ce serait encore plus top ! Quel mannequin.
    Bravo pour le blog et pour la couture.

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