Sens pour dévisser : astuces mnémotechniques pour ne plus se tromper

15 février 2026

Un adulte sur deux force encore sur une vis dans le mauvais sens chaque année. Cette statistique, brute et déconcertante, en dit long sur la confusion qui règne autour du sens de vissage et de dévissage. Derrière ce simple geste quotidien se cache un casse-tête bien réel, où la norme rencontre l’exception et où l’assurance d’un mouvement peut vite laisser place au doute.

Pourquoi le sens de vissage et de dévissage paraît si compliqué au début

La confusion autour du sens pour dévisser ne concerne pas uniquement les personnes peu familières avec les outils. Même ceux qui bricolent régulièrement, face à une vis qui résiste, peuvent hésiter une fraction de seconde. Ce paradoxe s’explique facilement : la règle, sens horaire pour visser, antihoraire pour dévisser, paraît évidente à l’oral, mais tout se complique dans l’action. Entre la position de la vis, l’angle de l’outil et la posture adoptée, l’automatisme peine à s’ancrer.

La majorité des outils et fixations que l’on croise au quotidien sont conçus avec un filetage à droite. Pourtant, quelques exceptions bien placées viennent semer le doute. Les pédales gauche de vélo, certaines bouteilles de gaz ou encore des raccords de plomberie utilisent un filetage inversé, pour éviter les problèmes de sécurité ou les desserrages accidentels. Ces dérogations à la règle générale renforcent le sentiment de flou, et poussent parfois à l’erreur même les habitués.

Lorsqu’on se retrouve avec un tournevis en main, tout devient question d’habitude. Sans l’ancrage du geste, chaque tentative demande réflexion. On scrute la vis, on ajuste l’outil, on repositionne le poignet… jusqu’à parfois tourner dans le mauvais sens. Une tête de vis abîmée, un mécanisme bloqué, et il ne reste plus qu’à recommencer, ou à sortir l’extracteur.

Que l’on soit adepte de Makita ou d’Hitachi, nul n’est à l’abri de cette hésitation, surtout lorsque la situation sort de l’ordinaire : plafond, accès difficile, filetage inhabituel, ou simple fatigue. Les repères visuels vacillent, la routine se grippe, et le doute s’invite.

Jeune homme bricolant avec un loquet en extérieur

Des astuces mnémotechniques simples pour ne plus jamais hésiter devant une vis

Des repères qui s’imposent dans le geste

Voici quelques astuces qui facilitent vraiment la vie quand il s’agit de ne pas se tromper de sens :

  • La formule bien connue des anglophones “Righty tighty, lefty loosey” se traduit vite en français par “À droite je serre, à gauche je desserre”. Cette phrase, facile à retenir, fait office de rappel instantané. Répétée à voix basse ou dans sa tête, elle aide à lever le doute, même dans la précipitation.
  • Un moyen visuel simple : pensez à une montre. Pour serrer, tournez dans la direction des aiguilles. Pour desserrer, faites l’inverse. Cette règle s’applique dans l’immense majorité des situations, que ce soit pour assembler un meuble, réparer une canalisation ou ajuster une pièce de vélo.

L’ancrage par la pratique

La mémoire musculaire s’installe peu à peu. Pour accélérer ce processus, variez les situations : essayez différents outils de vissage, du tournevis traditionnel à la visseuse électrique. Prenez le temps de ressentir l’effort nécessaire, identifiez ce petit cran au moment où la vis commence à céder, et habituez-vous à percevoir la différence entre serrage et desserrage.

Quand un doute persiste devant une vis particulièrement coriace, il existe une solution simple : placez un petit repère (un trait de marqueur, par exemple) sur la tête de la vis. Observez son déplacement pendant la rotation : si le repère bouge dans la bonne direction, le geste est juste. Dans le cas particulier d’un filetage inversé, comme sur une pédale gauche de vélo ou une bouteille de gaz, prenez le temps de vérifier la notice ou les indications sur la pièce concernée.

Les habitués du bricolage gardent souvent à portée de main un dégrippant et un extracteur de vis. Ces deux outils rendent bien des services : le premier limite le risque de casse, le second permet de récupérer une vis abîmée sans abîmer davantage le support. Un réflexe qui sauve bien des situations tendues.

Au bout du compte, le sens de vissage n’est plus un mystère : il devient une évidence, presque une seconde nature. Reste à cultiver ce réflexe, geste après geste, pour que chaque vis, chaque boulon, cède sans résistance inutile. La prochaine fois que la main hésite, il suffira d’une fraction de seconde pour choisir le bon sens… et de savourer ce petit plaisir du travail bien fait.

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